Mackenzie
Gray, le comédien qui interprète
le terrifiant Docteur Alistair Kreig dans
l’épisode 5.15
Cyborg, s’est livré en exclusivité,
à Planète-Smallville. Il nous
parle de son expérience dans Smallville,
de son personnage, de son métier de
comédien et des secrets du tournage.
Découvrez
un message vidéo exclusif de Mackenzie
Gray pour Planète Smallville
!
Planète Smallville
:Bonjour.
Parlez-vous français ? Mackenzie Gray: (en
français dans le texte) Bonsoir
! Oui, je parle un peu français, j’ai
habité à Montréal pendant
un an, à Toronto et à Paris
pendant deux mois, mais je ne peux pas dire
des choses compliquées..
PS :Alors nous allons
continuer en anglais. MG : Super
! PS :Tout d’abord, merci de nous accorder
cette interview juste après la diffusion
américaine de l’épisode
5.15
Cyborg,
c’est vraiment incroyable.
MG : Je suis très heureux de pouvoir
le faire et je suis très impatient
de voir l’interview sur le site.
PS :Je viens de visionner Cyborg … MG : Moi, je ne l’ai pas encore
vu.
PS :J’espère que vous n’allez
pas essayer de faire un trou dans mon crâne
? MG : Oh, non. Je n’ai pas la perceuse
sur moi. [Rires]
PS :Depuis
combien de temps êtes-vous comédien
? MG : Cela fait 28 ans. Mon premier contrat
était en 1978 et j’ai 48 ans.
PS :Où habitez-vous ? MG : J’habite
à Vancouver.
PS :Pourquoi et comment êtes-vous devenu
comédien ?
MG : J’ai toujours voulu jouer la comédie
d’aussi loin que je me souvienne. Je
ne savais pas vraiment pourquoi mais je savais
que c’était ce que je voulais
faire. Quand j’étais au lycée,
j’ai commencé à écrire
mes propres pièces, j’ai monté
un club de théâtre et dès
que j’ai été diplômé,
je suis parti à Londres afin d’étudier
pour devenir comédien. C’est
vraiment quelque chose que j’ai toujours
voulu faire. J’écris, je réalise
également, mais depuis que je suis
tout petit c’est vraiment la comédie
qui m’intéresse.
PS :Comment avez-vous commencé votre
carrière ?
MG : Au théâtre en Angleterre.
PS
:Comment
avez-vous décroché le rôle
du Docteur Kreig dans Smallville ?
MG : J’ai passé une
audition. Je n’avais jamais auditionné
pour Smallville, principalement parce
que je faisais déjà beaucoup
de choses. C’était donc la
première audition que je faisais
pour la série, c’était
d’ailleurs une audition pour un
autre rôle, ils ont aimé
ce que j’ai fait, ils m’ont
trouvé diabolique [rires] et m’ont
rappelé pour auditionner pour ce
rôle car ils trouvaient que j’avais
les qualités pour interpréter
le Docteur Kreig.
PS :Je vous ai trouvé parfait dans la
peau de ce personnage...
MG : Merci, c’était un super rôle,
je joue souvent les « méchants
», je ne sais pas pourquoi, mais cela
m’arrive assez régulièrement.
PS :Ne dit-on pas que les « méchants
» sont les rôles les plus intéressants
à jouer ?
MG : Ils sont
souvent plus complexes et lorsqu’on les
interprète, on peut y aller plus fort.
Mais parfois, ils sont écrits avec une
seule dimension, cependant s’ils sont
bien écrits, c’est vraiment très
amusant à jouer. Je suis une sorte d’expert
en « méchants » vu que j’en
ai joué beaucoup. Lorsque vous jouez
les « méchants » c’est
rigolo, car le matin vous vous levez en vous
disant « hé, je suis un méchant
», mais je ne le suis pas dans la réalité.
[rires] PS :Pouvez-vous nous en dire un peu plus à
propos de votre personnage, le Docteur Kreig
? Comment l’avez-vous perçu ?
MG : Je pense qu’il
est obsédé par ce qu’il
crée. Il n’a pas de barrière
morale. Il est prêt à briser toutes
les règles éthiques pour parvenir
à son but. C’est pourquoi LuthorCorp
est l’endroit parfait pour lui, car la
moralité et l’éthique ne
sont pas leurs préoccupations premières.
Ils ont un objectif et ils font tout pour l’atteindre,
c’est donc parfait pour lui, car il a
tous les moyens nécessaires pour effectuer
ses expériences. En outre, je le vois
un peu comme tous ces scientifiques un peu dérangés
mais très brillants qui se sont égarés
du bon chemin dont l’exemple le plus extrême
est Mengele à Auschwitz. Ce sont de brillants
médecins, de brillants scientifiques
mais ils ne tiennent pas compte de la moralité,
ils ont fait des expériences sur des
êtres humains, comme mon personnage qui
veut mettre une puce dans la tête de Victor
qui le privera de sa qualité d’être
humain. Le Docteur Kreig est inspiré
de ce genre de personnes qui ne se rendent pas
compte que ce qu’elles font est mal. Il
n’est pas fondamentalement méchant,
il est juste déterminé à
faire progresser ses recherches scientifiques,
c’est de cette façon que je l’ai
joué.
PS
:Regardez-vous
Smallville ?
MG : Oui,
c’est une super série.
PS :Quel est
votre épisode favori ?
MG : J’ai vraiment beaucoup aimé
le tout premier épisode, lorsque le vaisseau
de Clark arrive sur Terre et atterrit dans le
champ de maïs, toute la première
scène avec la pluie de météorites,
c’est mon moment préféré.
L’épisode pilote était très
bien fait, car il posait parfaitement les marques
de ce que serait la série. En outre,
les effets spéciaux étaient tout
simplement excellents. Il y a beaucoup de séries
où les effets spéciaux sont bâclés
et où il n’y a pas d’histoire
qui tienne vraiment la route mais simplement
des explosions. Toute l’équipe
de la série a vraiment mis les effets
spéciaux au service de l’histoire.
Cet épisode était sensationnel,
je l’ai vraiment adoré.
PS :Etes-vous un fan de Superman ?
MG : Oui, bien sûr. Quand j’étais
enfant, je collectionnais les comic-books, en
plus l’homme qui a créé
Superman, Joe Shuster, est canadien et c’était
au début dans un journal canadien. Au
Canada, Superman est très populaire.
J’ai toujours aimé Superman, je
regardais évidemment la série.
Je pense que tout le monde aime Superman. Tout
le monde aimerait avoir des super-pouvoirs et
s’en servir pour accomplir de bonnes choses
et sans oublier le fait d’avoir une identité
secrète car nous les acteurs, nous avons
tous une identité secrète, en
un sens c’est comme si nous rentrions
dans une cabine téléphonique et
devenions un nouveau personnage. Donc nous nous
identifions tous à Superman quelque part.
PS :Donc vous seriez d’accord pour remplacer
Tom Welling ?
MG : [rires] Je ne pense pas
que cela arrivera de si tôt. Mais qui
n’aimerait pas jouer Superman. Cela dit
lorsque vous regardez la série, Tom Welling
semble être de taille normale, mais quand
vous le rencontrez et que vous l’avez
devant vous, il est gigantesque, c’est
une armoire, moi je mesure un mètre quatre-vingts
et lui, il doit mesurer pas loin d’un
mètre quatre-vingt-dix, il est vraiment
très grand, très impressionnant,
très musclé mais il a surtout
une présence très forte, il est
Superman. Il est vraiment parfait pour le rôle.
PS
:Quand le
tournage de Cyborg a-t-il eu lieu ?
MG : En janvier. Sous la pluie la plus
terrible qu’il y ait eu à Vancouver
depuis des années. Et je vous laisse
imaginer le problème que cela a été
avec toutes les scènes que nous devions
tourner en extérieur, les conditions
étaient dantesques. A Vancouver, il y
a beaucoup de pluie en générale
mais là il y a eu quarante-neuf jours
de pluie incessante. C’était incroyable
et le réalisateur qui réalisait
son premier épisode (Glen Winter, lire
son interview >>), il est habituellement
directeur de la photographie, a été
confronté à tous les problèmes
imaginables : une pluie diluvienne, Tom Welling
est tombé malade, on a dû arrêter
le tournage pour une courte période.
Malgré tous les problèmes qu’il
a rencontrés, il a vraiment fait un excellent
travail. C’est un réalisateur très
talentueux. Mais c’était un tournage
quelque peu inhabituel.
PS :Combien avez-vous eu de jours de tournage
?
MG : J’avais cinq jours. PS :Dans quels endroits avez-vous tourné
? MG
: Toutes les scènes de l’intérieur
du laboratoire ont été tournées
en studio, le long couloir où nous poursuivons
Victor dans la première scène
appartenait à un entrepôt, la maison
de Katherine où nous le capturons était
une maison louée par la production et
le devant du laboratoire où l’on
me voit avec les craquelures dans le béton
laissées par le saut de Clark et Victor
est une usine de chocolat, craquelures qui ont
été créées grâce
à des effets spéciaux.
PS :Comment s’est déroulé
le tournage ? A quelle heure commenciez-vous
? Pouvez-vous nous livrer quelques détails
d’une journée typique sur le plateau
de Smallville ?
MG : On commence à sept
heures du matin. Les jours où il pleuvait
comme nous avions une lumière limitée,
on était en janvier et les jours étaient
courts, nous tournions comme ils disent «
french hours » ou « north-west hours
», ce qui signifie que l’on ne s’arrête
pas pour le déjeuner, mais que l’on
a de la nourriture disponible tout au long de
la journée et l’on travaille du
début à la fin. C’est une
façon différente de tourner grâce
à laquelle vous pouvez maximiser la lumière.
Mais lorsque nous étions dans les studios,
nous tournions « regular hours »
(avec des horaires réguliers) et nous
avions donc une pause déjeuner. Mais
nous commençions toujours tôt le
matin.
PS
:Avez-vous
une anecdote sur le tournage à nous raconter
?
MG : Oui, lorsque j’arrive dans le laboratoire
en courant et que je découvre que Victor
s’est échappé, je suis avec
mon équipe de sécurité
et l’équipe technique avait fait
briller le sol pour que cela ressemble à
un laboratoire de très haute technologie,
ils ont passé un Swiffer (une sorte de
balai à franges), donc lorsque je suis
arrivé en courant avec les hommes de
la sécurité derrière moi,
le sol était tellement glissant que je
suis tombé et puis ils sont tous tombés
sur moi. Mais sinon, il n’y a pas vraiment
d’anecdote à raconter car c’est
une équipe vraiment très efficace
et professionnelle, mais cela n’empêche
pas que parfois il arrive des choses marrantes
comme ça. Cependant, on s’est beaucoup
amusé à tourner, à part
lorsqu’il pleuvait lors du tournage des
scènes extérieures. Toute cette
pluie, c’était de la folie.
PS
:Avez-vous
eu le temps de tisser des liens avec les comédiens
et les techniciens ?
MG : Oui. Je connaissais déjà
beaucoup de membres de l’équipe
avec lesquels j’avais déjà
travaillé sur d’autres tournages,
notamment des téléfilms et la
série Traque sur Internet qui
est très populaire aux Etats-Unis. Et
c’est vraiment très bien lorsque
vous arrivé sur un nouveau plateau et
que vous retrouvez des personnes qui font un
peu partie de votre famille, cela nous met dans
d’excellentes conditions pour faire notre
métier. Et puis j’ai eu l’occasion
de passer un peu de temps avec Lex enfin je
veux dire Michael, il est vraiment super sympa
et marrant, c’est un vrai petit diable
[rires], malheureusement je n’ai
pas passé beaucoup de temps avec Tom
car nous n’avons tourné que très
peu ensemble, mais il est aussi très
sympa.
PS
:Quel effet
cela fait-il de se faire botter les fesses par
Clark Kent ?
MG : [rires] Ce fut un honneur
et un privilège [rires]. Nous
avons tourné cette scène en plusieurs
parties pour que ma doublure-cascade puisse
me remplacer et pour pouvoir lui donner plus
de puissance. Il s’appelle James Bamord
mais son surnom est Bambam ce qui lui va parfaitement
compte tenu de son métier et de tous
les coups qu’il prend. Il a été
ma doublure-cascade sur environ quinze productions.
J’aime faire mes propres cascades mais
pour celles qui sont assez violentes j’utilise
ma doublure et James est vraiment excellent.
PS
:A la fin
de votre dernière scène, l’expression
sur le visage de votre personnage semble dire
qu’il reviendra et que ce n’est
pas fini, pouvez-vous nous en dire plus ?
MG : J’aimerais beaucoup revenir.
PS
:Avez-vous
des informations ?
MG : Non, mais ils m’ont dit qu’ils
aimaient bien faire revenir les « méchants
» et je pense qu’ils étaient
contents de ce que j’avais fait.
PS
:Quelles sont
vos séries préférées,
en dehors de Smallville, bien évidemment
?
MG : Il y en a beaucoup, je n’en
ai pas vraiment de favorite, mais je dirais
24 et Rescue Me, les héros
du 11 septembre.
PS
:Quels sont
vos films préférés ?
MG : J’enseigne le Cinéma à
l’Art Institute de Vancouver, mais également
l’Histoire du Cinéma, donc il y
en a énormément que j’adore,
mais je dirais Casablanca, Le Faucon
Maltais, tous les deux avec Humphrey Bogart,
Lawrence d’Arabie, j’aime
beaucoup Jean-Luc Godard, François Truffaut,
je suis un grand fan du cinéma français,
j’ai beaucoup aimé Cinéma
Paradiso, mais mon plus grand héros est
Chaplin, je l’adore vraiment, je pense
que Les Temps Modernes est un film
qui est toujours d’actualité aujourd’hui,
Le Kid est aussi un film magnifique.
PS
:Avec quels
réalisateurs aimeriez-vous travailler
?
MG : J’aimerais beaucoup travailler
avec Robert Altman, Steven Soderbergh, M. Night
Shyamalan, il y en a tellement. Sydney Lumet
avec qui j’ai eu le privilège de
travailler, même s’il est âgé
maintenant. Je crois que travailler avec Godard
serait étrange [rires], mais
j’adorerais. J’aime aussi beaucoup
Jean-Jacques Beineix, j’ai adoré
Diva, c’était un film
fabuleux. Et bien sûr Bernardo Bertolucci.
PS :Quels comédiens vous ont inspiré
?
MG : Il y en a eu beaucoup mais en particulier
Peter O’Toole, Humphrey Bogart, Richard
Burton, Gérard Depardieu et Christopher
Plummer que j’ai rencontré quand
j’avais quatorze ans. Il m’a défié
de devenir comédien et m’a fait
promettre que si je voulais le faire, je devrais
le faire sérieusement. Vingt ans plus
tard, j’ai travaillé avec lui et
j’étais vraiment très excité
par cette opportunité. Je lui ai rappelé
ce qu’il m’avait dit lorsque j’avais
quatorze ans et je lui ai dit que j’avais
gardé précieusement l’affiche
qu’il avait signée pour moi. Il
n’en revenait pas que j’ai gardé
cette affiche si longtemps lorsque je lui ai
montré et que je lui ai dit que je l’avais
emmené partout où j’avais
vécu, en Angleterre, en France. Il a
été très ému. Il
a eu une énorme influence sur ma carrière
et quand j’ai tourné avec lui,
il m’a vraiment donné une leçon
de comédie. C’était incroyable.
PS
:Quel est
votre point de vue sur le métier de comédien
aujourd’hui ?
MG : C’est une profession dont la stature
est devenue plus importante mais la célébrité
y tient bien trop de place avec notamment tous
les journaux people qui montrent le linge sale
des comédiens, cela réduit leur
performance de pouvoir devenir un personnage.
Les gens disent « je vais aller voir le
dernier film de Brad Pitt » et ils ne
voient pas le personnage qu’il interprète.
Ils rentrent dans l’histoire mais ils
sont toujours conscients que c’est Brad
Pitt. Je crois que la perception des acteurs
a changé et je ne suis pas sûr
que ce soit pour le mieux. Il y a trop d’acteurs
qui commencent et qui sont moins intéressés
par le fait d’être de bons acteurs
que par celui d’être célèbres,
et ce n’est pas une bonne chose.
PS
:Quel est
votre rêve sur le plan professionnel ?
MG : J’aimerais être en position
de pouvoir choisir mes propres projets, comme
Chaplin qui écrivait, réalisait,
interprétait et même faisait la
musique de ses films. Bien sûr, il y a
très peu de personnes qui peuvent faire
se permettre de faire ça. Mais c’est
mon rêve.
PS
:Pouvez-vous
nous parler un petit peu plus de la pièce
que vous jouez actuellement ?
MG : C’est une pièce intitulée
Boxing Shakespeare qui parle d’un
jeune poète, un poète des rues
qui n’arrive plus à écrire,
il est bloqué. La cause de son blocage
est qu’il pense qu’il ne pourra
jamais faire aussi bien que les plus grands
comme Shakespeare, c’est alors que le
fantôme de Shakespeare lui rend visite
pour « lui botter le cul » et lui
apprendre à trouver sa propre voix. Shakespeare
l’aidera aussi à gagner le cœur
de la fille qu’il aime. C’est une
pièce qui est aussi vraiment très
drôle.
PS
:Quels sont
vos projets ?
MG : Je tourne
un film qui s’appelle Low, que
j’ai écrit, que je réalise
et dont je vais aussi faire la musique. Low
était un projet que nous avions déjà
tourné avec de tous petits moyens pour
un concours il y a quelques temps et un producteur
qui a vu le film m’a dit que si nous pouvions
le retourner avec de plus gros moyens, cela
ferait un film vraiment super que l’on
pourrait sortir dans le monde entier, donc je
le tourne actuellement et il sera bientôt
terminé. J’ai aussi un groupe dont
je suis le chanteur avec lequel j’ai des
projets. Et puis actuellement c’est la
saison des pilotes, donc il y a beaucoup d’auditions
pour de nouvelles séries !
Interview réalisée
par Fred.
Merci à Mackenzie Gray pour sa disponibilité
et sa gentillesse.
Reproduction interdite sauf accord de Planète
Smallville ou de Mackenzie
Gray.
MACKENZIE
GRAY
Mackenzie Gray est né et a passé
son enfance à Toronto au Canada. Après avoir étudié
et travaillé à Londres, il a complété
sa formation à l’Université de Toronto.
Acteur professionnel depuis plus de vingt-cinq ans, il a joué
dans plus de cent films, téléfilms et séries
ainsi qu’au théâtre. Réalisateur,
scénariste notamment pour Sesame Street, producteur,
il est aussi le chanteur et le guitariste du groupe Rock
The Fridge Stickers. Il a gagné ou bien été
nominé pour de nombreuses récompenses comme acteur
mais aussi dans d’autres catégories et il est également
membre de l’Academy of Canadian Cinema and Television.
FILMOGRAPHIE
(non exhaustive)
Boxing Shakespeare - théâtre (2006) FX Effets Spéciaux
La Quatrième Dimension Smallville The L-Word Traque Sur Internet, la série